"il est interdit d'interdire"Qu'est devenu l'exercice de l'autoritéd nso jours? Les débordements de début d'année ont rappelé à certains les slogans barbouillés (ou déjà tagués ?) usr les murs en Mai 68. En quoi les choses ont-elles ou non évolué?Nous savons encore en principe nous autres, parents et éducateurs que nous devons faire de nos enfants des adultes autonomes conscients et responsables, de futurs citoyens lucides et actifs, et cela grâce à l'autorité que nous sommmmes censés avoir sur eux. L'autorité peut avoir plusieurs source; ele peut être reconue légalement, c'est ainsi que nos enfants dépendent de nous jusqu'à 18 ans en France. Déjà là intervient une situation ambiguë due à laprolongation du temps de scolarité avant l'entrée dans la vie active ce qui nous met face à un problème souvent difficile à vivre : que devient notre autorité face au jeune de 22 ans ( ou plus!) qui vit encore à la maiso. Les codes ont changé dans notre société. On parle davantage de l'aide matériele obligatoire paportée par le parents aux enfants, alors qu'autrefois, c'était pluttô l'inverse. A cette nouvelle situation s'ajoutent des tabous qui n'arangent pas les choses : parler de rupture culturelle entre lse générations est interdit et il ne faut surtou manifester ocune agressivité sous quelque forme quece soit ; iln'y a d'ailleurs plus qu'unne seule génération reconnue qui sert de mesure et de référence à l'ensemble de la population : c'est la jeunesse. Manger jeune, s'habiller jeune, voilà lles nouveaux repères, et certaines exagérations de la mode tendetnà nus faire croire que l'âge moyen de l'ensemble des français tourne autour de 14-16 ans( à 20 ans on n'est déjà plus dans le coup). La deuxième source d'autoritéest celle dite du "paterfamilias", ce vénérable chef de tribu barbu et chenu dont al sgaesse provient de la longue expérience et qui est vénéré par toute la lignée. Dans une société où la cellule familiale traditionnelel devient l'exception, où se multiplient familles monoparentales ou pluriparentales, recomposées ou non, l'existence de liens familiaux concrets et solides subsistant au travers des générationsdevient presque un anachronisme. La mode e à la famille éclatée, même sil'no essaie de fiare revenir les grand-mères dans la course en les proposant comme baby-sitter, -lesgrand-mères des autres, bien entendu, car les nôtres sont à lur club de remise en forme ou envoyage organisé quand nous arions besoin d'elles-. Une autre source d'otorité est celle de la compétence : nos enfants nous obéissent car nous en savonss plusqu'eux et quils le reconnaissent. Dansnotre société où le progrès des technologies s'est accéléré de façon foudroyante, voilà encore une autorité bien fragile et bien cancelante.Nombre d'enfants en connaissent plus que leurs parentset pas seulement dans le domaine de l'informatique. C'est quand même là un exemple de situation que nos propres parents n'ont pas connue avec autant d'acuité. Et l'évolution semble continuer dans ce sens. Chaque adulte doit en permanence se "recycler" s'il veut rester dans le train en marche, avec tout ce que ce processus comporte de stimulant, certes, mais aussi de déstabilisant, voire d'épuisant. La dernière forme d'autorité qui semble nous échoir mais qui est peut-être aussila plus difficile parce qu'elle nousmet entièrement encause dans ce que nous avons de plus profond et de plus essentiel: c'est celle que l'on apelle "l'autorité charismatique", celle qui provient de notre rayonnement naturel... Mais vous savez tous combien il est difficile de raionner en permanence ! Ah, nous regrettons souvent face à nos adolescents rebellse,l'époque merveilleuse amis hélas si brève ou un "c'et papa qui l'a dit", proclaé de façon péremptoire par un petit bout d'chou haut comme trois pommes, mettait fin à toute discussion .Est-ce son caractère si éphémère qui rend précieux le temps béni où papa et mmaman étaient des dieux tout puissants, et ùo la confiance absolue de nos poussins nous remplissait du sentiment délicieuxett parfois un peu angoissant d'être parfaitste aimabels parce qu'aimés sans condition ? Mais ne rêvons plus et respirons un bon coup j'entends lesgands rentrer du lycée... par Marie-Christine PFAFF (01/05/2006) Fruitimag, votre mag au contenu libre de droit |